Silent Hill: Townfall commence à prendre forme, et les premiers retours sont particulièrement intrigants. Présenté à huis clos pendant le Summer Game Fest, le prochain épisode de la saga semble miser sur une horreur plus intime, plus frontale, et surtout entièrement en vue subjective.
C’est évidemment ce dernier point qui attire l’attention. Depuis P.T., le fameux teaser jouable du Silent Hills annulé de Hideo Kojima, les fans rêvent de voir la série explorer pleinement cette approche. Townfall ne sera pas ce jeu disparu, bien sûr. Mais il pourrait bien être ce qui s’en rapproche le plus officiellement.

Une ville écossaise, de la brume et des démons personnels
Dans Silent Hill: Townfall, on suivra Simon, appelé dans une mystérieuse ville écossaise noyée dans le brouillard. Sur le papier, la formule reste familière : un lieu isolé, un passé trouble, des démons à affronter, au sens propre comme au figuré.
Mais le changement de décor a de quoi intriguer. Après les rues américaines emblématiques de Silent Hill, cette ambiance écossaise peut offrir une autre texture à l’horreur : plus humide, plus rurale, plus froide. Une terre parfaite pour faire revenir les fantômes.

La vue subjective change tout
Là où Townfall semble vraiment se démarquer, c’est dans son choix de caméra. Le jeu se jouera entièrement à la première personne, une décision qui rapproche immédiatement l’expérience de P.T., mais aussi des Resident Evil modernes.
La différence, c’est que Silent Hill n’a pas besoin de jumpscares permanents pour faire peur. La série fonctionne quand elle installe un doute, une gêne, une menace qu’on devine avant de la voir. En vue subjective, cette tension peut devenir encore plus physique.
D’après la présentation vue par GAMINGbible, Simon pourra pencher la tête, observer les angles morts et fouiller les environnements avec plus de précision. Dans une salle de bain, par exemple, il ne s’agira pas seulement d’appuyer sur une touche pour récupérer un objet. Il faudra vraiment regarder, chercher, prendre le risque de rester immobile un peu trop longtemps.
C’est simple, mais très efficace sur le papier.

Le CRTV, nouvelle radio de Silent Hill ?
Autre idée forte : Simon transportera un petit téléviseur portable. Cet objet semble jouer un rôle proche de la radio des anciens Silent Hill, capable de signaler une présence inquiétante, mais aussi de transmettre des messages et des images utiles.
C’est une très bonne piste. La radio de Silent Hill 2 ne faisait pas seulement du bruit : elle annonçait l’angoisse. Ici, les parasites visuels, les signaux brouillés et les images incomplètes pourraient reprendre ce rôle avec une vraie personnalité.
On retiendra aussi un détail très Silent Hill dans l’esprit : une énigme liée à un compteur électrique prépayé. C’est presque absurdement banal, et justement pour ça, ça marche. La série a toujours su rendre inquiétants les objets les plus ordinaires.

Le Silent Hill que P.T. nous avait laissé imaginer ?
Il faut rester prudent. Une présentation ne suffit pas à juger un jeu complet. Mais Townfall a déjà quelque chose de prometteur : il ne semble pas chercher à copier Silent Hill 2, ni à rejouer la nostalgie de manière trop évidente.
Il prend une autre route.
Avec sa première personne, son atmosphère analogique, son décor écossais et son rapport plus direct à la peur, Silent Hill: Townfall pourrait devenir l’épisode le plus singulier de cette nouvelle ère pour la licence.
Pas le retour de P.T.
Mais peut-être le Silent Hill qui s’en rapproche le plus.

