L’un des meilleurs retours de Silent Hill est déjà disponible à prix réduit. Sorti en septembre 2025, Silent Hill f profite actuellement d’une belle promotion sur PS5 et Xbox Series, avec jusqu’à 25 € d’économie sur sa Day One Edition.
Silent Hill f fait partie de ces jeux que l’on surveille longtemps avant de craquer. Parce que la licence impose le respect. Parce que Konami revenait enfin avec un épisode inédit. Et parce qu’à 79,99 €, l’entrée dans le brouillard japonais pouvait faire hésiter.
Bonne nouvelle : le prix commence sérieusement à fondre. Chez Amazon, la Day One Edition de Silent Hill f est actuellement proposée à 54,99 € sur PS5 au lieu de 79,99 €, soit 31% de réduction. La version Xbox Series descend de son côté à 58,99 €, avec 26% de remise.
Concrètement, cela représente jusqu’à 25 € d’économie pour découvrir l’un des épisodes les plus singuliers de la saga horrifique de Konami.
Une baisse de prix qui tombe bien pour l’un des grands jeux d’horreur de 2025
Ce n’est pas une petite sortie oubliée qui se retrouve bradée quelques mois plus tard. Silent Hill f a été l’un des vrais événements horrifiques de 2025, ne serait-ce que parce qu’il marque le premier épisode inédit de la franchise depuis de longues années.
Et surtout, il ne se contente pas de jouer la carte de la nostalgie. Konami aurait pu simplement ramener les joueurs dans la ville brumeuse de Silent Hill, multiplier les clins d’œil aux anciens épisodes et capitaliser sur le nom de la saga. À la place, le studio a choisi une direction beaucoup plus risquée : déplacer l’horreur au Japon des années 1960, dans une petite ville rurale nommée Ebisugaoka.
Ce changement de décor n’est pas qu’un habillage esthétique. Il transforme profondément l’identité du jeu.

Le brouillard n’a jamais été aussi beau, ni aussi cruel
Silent Hill f suit Shimizu Hinako, une lycéenne enfermée dans un quotidien marqué par un foyer abusif et une société étouffante. Puis, comme toujours dans Silent Hill, le réel se fissure.
Une brume surnaturelle envahit les rues d’Ebisugaoka. Les repères disparaissent. Le familier devient hostile. Et l’horreur bascule dans une imagerie aussi poétique que traumatisante lorsqu’un tapis de fleurs rouges dévore l’une des amies de Hinako sous ses yeux.
C’est là que Silent Hill f impose sa vraie différence.
Le jeu ne cherche pas seulement à faire sursauter. Il installe un malaise plus profond, plus intime, où l’horreur surnaturelle se mélange à des blessures très humaines. Les rues japonaises, les temples shintoïstes, les visions spirituelles et les créatures grotesques composent un cauchemar qui ne ressemble à aucun autre épisode de la série.
Une horreur japonaise qui parle aussi de patriarcat, de religion et de contrôle
L’écriture de Silent Hill f est confiée à Ryukishi07, connu pour Higurashi When They Cry, et ce choix pèse lourd dans l’identité du jeu.
Son scénario s’attaque frontalement à la condition féminine dans le Japon traditionnel. Derrière les monstres, les fleurs rouges et les visions impossibles, Silent Hill f parle de pressions sociales, de violences familiales, de patriarcat et de dérives religieuses.
C’est ce qui rend son horreur aussi efficace. Les créatures ne surgissent pas de nulle part : elles prolongent les angoisses de Hinako, les contraintes qu’on lui impose et le monde qui tente de l’écraser.
Le bestiaire imaginé par l’artiste Kera va d’ailleurs dans ce sens. Certaines apparitions sont difficiles à oublier, notamment une créature pensée comme une allégorie dérangeante de la grossesse. Silent Hill f n’est jamais aussi fort que lorsqu’il transforme les peurs sociales et corporelles en visions monstrueuses.


Un Silent Hill qui ne repose pas seulement sur son ambiance
La grande surprise, c’est que Silent Hill f ne brille pas uniquement par son univers. Dans notre test, le jeu a obtenu la note de 8/10, notamment grâce à un vrai travail sur ses systèmes de jeu.
Les combats sont plus aboutis que dans de nombreux épisodes précédents. Le système de concentration et de contre-attaques apporte davantage de tension aux affrontements, tandis que les boss comptent parmi les plus réussis de la franchise.
L’exploration profite aussi d’une mécanique d’offrandes qui pousse à fouiller Ebisugaoka pour récupérer reliques et objets de soin. Le jeu encourage ainsi à s’aventurer dans ses rues inquiétantes, même lorsque l’instinct commande plutôt de faire demi-tour.
Et une fois l’aventure terminée, le New Game Plus ne se contente pas de proposer un simple second tour. Il enrichit réellement l’histoire, modifie certaines cinématiques et permet de mieux comprendre les zones d’ombre du scénario.
Akira Yamaoka signe une bande-son entre cauchemar familier et Japon traditionnel
Impossible de parler de Silent Hill sans évoquer sa musique. Et sur ce point, Silent Hill f bénéficie d’un retour précieux : celui d’Akira Yamaoka.
Le compositeur historique de la saga livre une bande-son qui conserve l’ADN sonore de Silent Hill, entre nappes industrielles, mélancolie poisseuse et tensions étouffantes, tout en y intégrant des instruments traditionnels japonais.
Le résultat accompagne parfaitement ce changement de décor. On reconnaît l’âme de Silent Hill, mais elle semble contaminée par une autre culture, une autre époque, une autre forme de peur.

Quelques défauts, mais un retour franchement réussi
Silent Hill f n’est pas irréprochable. Certains puzzles manquent d’inspiration, et les combats deviennent plus répétitifs dans le dernier tiers de l’aventure.
Mais ces défauts ne suffisent pas à ternir l’ensemble. L’ambiance est puissante, la direction artistique marque durablement, les boss sont mémorables et la technique impressionne. Le jeu fait même partie des rares blockbusters sous Unreal Engine 5 à tourner sans stuttering notable, aussi bien sur PC que sur consoles.
Pour une saga qui a longtemps semblé perdue dans son propre brouillard, ce retour a clairement quelque chose de rassurant.
Silent Hill f à moins de 60 € sur PS5 et Xbox Series
Avec cette baisse de prix, Silent Hill f devient beaucoup plus facile à recommander. La Day One Edition est actuellement affichée à 54,99 € sur PS5 et 58,99 € sur Xbox Series chez Amazon, contre un prix conseillé de 79,99 €.
Pour les amateurs d’horreur psychologique, de récits sombres et d’ambiances qui restent en tête après avoir éteint la console, c’est probablement le bon moment pour se perdre dans les rues d’Ebisugaoka.
À ce prix-là, le plus effrayant n’est plus vraiment la facture. C’est ce qui attend derrière le brouillard.
